Dicton du jour
Chaque revers a sa médaille !!!

LE SILENCE DE LA PEUR

« Qu’est-ce que l’angoisse, sinon ce sentiment en nous, à tort ou à raison de la possibilité immédiate du pire ? »

L’entreprise suscite des peurs.
Elle est un lieu où je me révèle ou pas, où je me développe ou pas. Telle que je suis, je me révèle à moi-même et aux autres. Je me confronte sans appel au réel. Je dois me faire confiance alors que je connais ma faiblesse, mon insuffisance, mes erreurs.
Chemin faisant, j’ai cette sensation de ne pas maîtriser ce qui se passe, et pourtant, d’être jugé sur ce qui se passe. En effet, le changement conjugue la non-maîtrise et le jugement.

Changement et incertitude sont les règles de l’entreprise – d’où la peur !

Il n’est pas normal de ne pas avoir peur.
La crainte, l’appréhension, l’inquiétude, la peur sont des états récurrents, voire quasi permanents en entreprise. Or cette peur est souvent tue. Nous nous plaisons à parler du changement, et pourtant, nous taisons la peur du changement.

LE SILENCE DE LA PEUR
« C’est à cause de la crainte de la peur que le monde vit dans la trouille. » Francis Blanche

Quelqu’un me disait en entreprise : « j’ai eu tellement peur que j’ai eu envie de vomir… »
La peur ne se dit pas. Elle est enfouie avec soin.
La peur est un aveu de faiblesse. Souvent la peur montrée est l’antichambre de la chute…

Et les raisons de cacher la peur sont autant de raison d’avoir peur.
Pourtant qui ne fait quotidiennement l’expérience de son incompétence devant les appareils en panne ou qu’on ne sait utiliser, devant les discours dont les mots sont incompréhensifs, devant les spécialistes qui parlent d’autorité et imposent le silence par leurs termes techniques ?
Les brassages humains, la complexité des organisations, le monde technique nous donnent à chaque instant la mesure de nos limites.

Comment éviter la peur ?
Faiblesse obsédante de mon être, peur lancinante de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver…

Devant cette peur béante et muette, le système propose des stages de gestion du stress, de gestion du temps, d’analyse transactionnelle, de PNL pour développer l’efficacité dans les relations, ou par rapport à un but à atteindre. Chacun est invité à se maîtriser.

De faiblesse, il n’est pas question !
Peur égale faiblesse. Faiblesse égale danger.

Pourtant la peur commande beaucoup de nos comportements.

LA PEUR, SA VIE, SON OEUVRE
Le groupe aggrave ou diminue la peur. La panique est contagieuse, la confiance aussi.

Et si on se remettait à parler et à vivre. La libération de la parole est le phénomène fondamental qui permet de traverser le miroir de la peur.

Puis–je m’arrêter sur moi-même et me dire : « j’ai peur ». Dire la peur, c’est déjà la faire entrer dans un jeu qui la tient à distance. La parole est magique. Au moment où je parle, j’existe. J’existe tout en me décollant du réel dont je parle. En disant la peur ou simplement en disant ce qu’est le réel pour moi – mon vécu, je dédouble le réel, et ainsi, je le rends moins contraignant, moins menaçant. Je me mets un peu à l’abri de sa morsure.

Oser dire sa peur est angoissant et en même temps libérateur. Je la dis, j’admets qu’elle existe, je lui donne droit de cité. Je me relie avec une part de moi plutôt que de me couper.

Cependant il est des environnements (lieux et personnes) où la parole n’est pas protégée. Alors mieux vaut s’abstenir. Pour que la parole se libère, il faut que la parole soit protégée. Pour ce « parler vrai », il nous faut de l’écoute, de la reconnaissance et de l’accueil - zéro ironie. Il nous faut aussi de la confidentialité pour être sûr que ce je vais dire ne va pas être utilisé… principe de liberté et de co-responsabilité.
« Si je peux être tout qui je suis », alors j’ai moins peur !!! Je deviens très créatif et très agile.

GERER LES PEURS ?

C’est déjà ne pas prétendre les supprimer. C’est reconnaître à la peur sa juste part. Entre la peur et l’homme, on commence par une reconnaissance mutuelle car elle est là pour nous protéger.

Pour gérer sa peur, le premier moyen est de s’appuyer sur la réalité – les faits. La peur porte sur l’imaginaire. Seule la réalité a le pouvoir de montrer que l’imaginaire n’est la pas la réalité. Il nous arrive dans la vie que 10% de ce que nous avons eu peur.

Le deuxième moyen de gérer sa peur est de se responsabiliser et de laisser les autres se responsabiliser, les conduire de la dépendance à l’interdépendance. On a d’autant plus peur que nous sommes dépendant de l’autre ou de la situation.
La lucidité seule ne suffit pas. C’est l’union de la lucidité et de la volonté, de la prise de conscience du danger ou de la difficulté et de la détermination à affronter la situation avec ses propres ressources qui fait la différence. Cela s’appelle le courage – étymologiquement c’est le cœur en action.

L’action libère la peur. Il s’agit alors de se mettre en mouvement, cesser de se culpabiliser, se mettre à l’ouvrage ensemble… et s’apercevoir du bonheur de pouvoir tout se dire.

SE REJOUIR DE LA CONFIANCE PARTAGEE ET DU CHEMIN PARCOURU ENSEMBLE !

BRAVO A CEUX QUI ONT EU LE COURAGE DE PRENDRE LEUR RISQUE
ET
MERCI A CEUX QUI EXPLORENT ET PARTAGENT LEURS RESSENTIS

CRÉATRICE DE RÉUSSITES
Ma mission : mobiliser les ressources, booster l’énergie, provoquer l’action, générer le mouvement… une évolution

Véronique Lauvergeat, Coach à Orléans et à Paris
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