Dicton du jour
Chaque revers a sa médaille !!!

LÂCHER PRISE

C’EST QUOI CE BAZAR ???

J’explore tout particulièrement depuis 5 ans le lâcher prise.

Autant vous dire que de là d’où je viens ce n’est pas si facile... J’ai souvent ressenti le besoin de tenir, voire de retenir, le besoin d’aller jusqu’au bout - la volonté et la détermination aidant... ET puis, m’est apparu finalement assez récemment la nécessité de lâcher - écouter, accueillir, accepter et parfois me faire aider... étrange sensation et douce impression... mon cœur s’ouvre chaque jour d’avantage et mon corps se détend chemin faisant - j’apprends à vivre.

Comment basculer d’une énergie de contrôle à une énergie d’accueil - écouter tout qui je suis, accueillir ce qui m’est offert de vivre, accepter entièrement et complètement parfois l’impensable, sortir du rapport de force, de la compétition, lâcher les conditionnements et notamment, les systèmes de défense, et à chaque fois, donner le meilleur de moi-même en conscience et en confiance.

Il s’agit de développer tout particulièrement deux habiletés :

1. faire confiance en l’avenir,
2. développer la capacité à faire des deuils.

Lâcher prise en effet, ce n’est pas retenir et croire qu’il n’y a qu’un passé, c’est savoir qu’il y a un avenir. En fait, lâcher prise peut s’expliquer et s’appliquer de bien des façons. Une façon assez simple de l’apprivoiser consiste à observer son besoin de contrôle. Nous aimons bien avoir le contrôle, que ce soit dans le champ professionnel ou dans la vie personnelle.

Lorsque nos réalisons que nous ne pouvons pas changer les événements, ni les personnes et que nous ne pouvons changer que notre façon de les percevoir, alors nous sommes dans le lâcher prise.

Nous nous donnons une chance de vivre moins de stress.

Quand nous modifions une action pour arriver à un résultat, nous faisons preuve de flexibilité et développons notre habileté à décrocher d’une conduite stérile - de type perdant-perdant.

Difficile de lâcher notre besoin de contrôle !

Nous portons dedans nous de nombreuses peurs... peur que l’autre nous domine, peur de nous tromper, peur de ne pas être adéquat, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être digne de confiance, peur de ne pas être compétent... peur de manquer quelque chose...

Plus nous cherchons à contrôler nos collègues, notre conjoint, nos enfants, une manière de faire les choses, l’opinion des autres, ou même notre apparence... plus cela renforce notre insécurité intérieure et moins nous lâchons prise.

Lâcher prise, c’est donc un acte de confiance.

Cela nécessite l’acceptation de nos limites, la reconnaissance des autres dans leurs différences - leurs modes de fonctionnement, leurs besoins vitaux, leurs aspirations profondes. Cela nécessite de faire avec ce qui se présente dans le moment présent. La tentation est grande toutefois de refuser ce qui n’est pas conforme à nos désirs, à nos visions, nos représentations du monde, nos valeurs. La tentation est grande de résister à ce qui se présente et de partir en croisade. Notre besoin de contrôle fait que nous nous acharnons sur ce qui aurait pu être ou ce qui devrait être et que nous oublions ce qui est présent.

Comment développer notre capacité à lâcher prise ?

Le plus important, c’est la prise de conscience :

1. devenir conscient de nos émotions face à ce qui arrive et pouvoir les exprimer - libérer la parole et exprimer nos ressentis.
2. devenir conscient de l’absurdité de vouloir contrôler ce que nous ne pouvons pas changer, ni influencer.
3. devenir conscient de toute la perte d’énergie et de bien-être que représentent le perfectionnisme et l’acharnement.

Par exemple, j’ai rendez-vous avec un client pour lequel je me suis déplacée ; il n’est pas venu, retenu à une réunion. Impossible de contrôler cette situation, ni d’influencer sur quoi que ce soit. Je peux entretenir la frustration, l’agacement, voire la colère ou le dépit et gaspiller mon après-midi, ce qui ne corrigera en rien la situation.
ou... je peux choisir et re choisir... me recadrer... et si je profitais de ce regain de liberté, de cet espace qui m’est offert...

Simple et logique me diriez-vous ? et pourtant si pénible...
C’est une affaire de stratégie - accepter de faire le deuil de quelque chose auquel je tenais.

Faire le deuil, une histoire de singe !!!

On raconte que dans la forêt équatoriale, un homme chassait le singe. Comme il connaissait bien un de ses travers, il pouvait l’attraper vivant et sans la moindre blessure. Il lui suffisait de remplir la cavité d’un arbre de cacahuètes et d’attendre. Le singe attiré par la nourriture, s’approchait et insérait ses doigts dans l’ouverture.

S’emparant d’une poignée de cacahuètes, il ne pouvait plus retirer sa main pleine maintenant et trop grosse pour passer par l’orifice. Pendant qu’il s’acharnait, le chasseur s’approchait et attrapait le singe ainsi retenu. Vous pensez sans doute que l’animal n’avait qu’à abandonner les cacahuètes pour retrouver aisément sa liberté. Bien sûr - mais pour y arriver, il aurait dû renoncer à quelque chose d’important et même de vital pour lui - sa nourriture.

Est-ce à dire que lâcher prise implique de renoncer à nos buts, à nos objectifs ? Pas nécessairement. Lâcher prise, dans l’immédiat, peut être parfaitement compatible avec l’action, mais impliquera parfois une action différente ou différée.

Voici un autre exemple simple qui permettra de mieux comprendre. Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir un nom sur le bout de la langue et de vous acharner pendant de longues minutes pour le retrouver, mais en vain. Plus vous faites d’efforts, moins vous vous en souvenez. Puis, vous passez à autre chose, vous lâchez prise sur votre recherche. Soudain, le nom recherché arrive de lui-même et sans aucun effort.

Penser de façon obsessionnelle à un problème est la plupart du temps complètement inefficace et ne le règle rien, tout au plus empêche de dormir. Cela crée des conflits intérieurs et des résistances.
Au contraire, se détacher provisoirement peut permettre au cerveau de faire émerger de nouvelles solutions et surtout de laisser la place à l’originalité et la créativité.

Alors voici un texte d’un auteur anonyme qui sera peut-être en résonance avec quelques-uns d’entre vous à la recherche d’un pas-sage...

"LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS SE MONTRER INDIFFERENTS MAIS
- Simplement admettre que l’on ne peut pas agir à la place de l’autre.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS COUPER LES LIENS MAIS
- Prendre conscience que l’on ne peut pas contrôler autrui.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS ÊTRE PASSIF MAIS
- Tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS RECONNAITRE SON IMPUISSANCE MAIS
- Que le résultat final n’est pas entre nos mains.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS BLÂMER OU VOULOIR CHANGER AUTRUI MAIS
- Donner le meilleur de soi-même.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS PRENDRE SOIN DES AUTRES MAIS
- Se sentir concerné par eux.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS JUGER MAIS
- Accorder à autrui le droit d’être humain.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS S’OCCUPER DE TOUT CE QUI ARRIVE MAIS
- Laisser les autres gérer leur propre destin.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS MATERNER LES AUTRES MAIS
- Leur permettre d’affronter la réalité.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS REJETER MAIS
- Accepter.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS HARCELER, SERMONNER OU GRONDER MAIS
- Tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS ADAPTER LES CHOSES A SES PROPRES DESIRS MAIS
- Prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS CRITIQUER OU CORRIGER AUTRUI MAIS
- S’efforcer de devenir ce qu’on rêve de devenir.

LÂCHER PRISE, CE N’EST PAS REGRETTER LE PASSE MAIS
- Vivre et grandir pour l’avenir.

LÂCHER PRISE, C’EST CRAINDRE MOINS
- ET AIMER D’AVANTAGE."

CRÉATRICE DE RÉUSSITES
Ma mission : mobiliser les ressources, booster l’énergie, provoquer l’action, générer le mouvement… une évolution

Véronique Lauvergeat, Coach à Orléans et à Paris
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